Chronique autour de la Réflexologie Plantaire et ses copines.

Cela fait quelques années aujourd’hui que je suis dans le soin, un univers que je parcours avec toujours autant de passion, de curiosité, d’envie, de découverte de ce qui est vivant en chacun de nous. En fait, qu’est-ce que je recherche dans ma pratique ? Quel en est le sens aujourd’hui que je donne à ce moment privilégié de partenariat avec la personne qui vient en rendez-vous ?

Je remonte quelques années en arrière. En tant qu’aide-soignant en maison de retraite, nous avions, avec quelques membres de l’équipe, instauré implicitement des soins de toucher-massage les après-midi. Pas de protocole appris, juste le ressenti d’un échange avec le résident, et le coeur comme guide pour offrir un moment de bien-être par des gestes et un toucher présents.

Quelques années plus tard, après une formation en Shiatsu et Réflexologie Asiatique et Occidentale, et après quelques années de pratique, je laisse de côté l’ensemble des divers protocoles traditionnels pour revenir au toucher intuitif, sans autre intention que d’être en connexion avec l’être et son ressenti.

Il est vrai que la pratique au quotidien de la Communication Non Violente et de la Maieusthésie m’apporte une ouverture précieuse, un regard nouveau dans ma posture de praticien. J’ai intégré ces pratiques au Shiatsu et à la Réflexologie. Le symptôme n’est pas là « à cause de », il est là « spécialement pour » nous montrer le chemin de la reconnaissance d’un être ayant souffert. Nous ne cherchons plus à éliminer un symptôme ou une cause, mais nous allons à la rencontre l’être dans son ressenti, le reconnaître, le valider, le mesurer, et le réhabiliter. Une fois ceci fait, le symptôme n’a plus lieu d’être, et disparaît de lui-même.

L’espace de parole et d’échanges est le fondement de toute séance que je donne. Un espace où j’éclaire ce que la personne connaît déjà au fond d’elle-même. Je ne sais rien qu’elle ne sache déjà, et j’offre un espace d’écoute empathique et de validation de l’être et la mesure de son ressenti. Je suis dans une posture de non-savoir, à la fois dans l’écoute de l’être et l’écoute du corps.

C’est là où la magie opère ! Etre présent, tout simplement, de tout son être, à l’autre.
« Vous pouvez me soigner, me soulager ce mal de dos ? » me dit une personne… « Je ne sais pas » est ma réponse.
Je ne suis pas là pour travailler sur un symptôme, ou pour faire du décodage biologique, ou autre, cela n’est plus ma ligne de pratique. J’offre l’empathie et la personne s’intériorise. Parfois, le symptôme s’en va, le « mal de dos » n’est plus, parfois la sensation de douleur diminue, d’autres fois, le mal de dos reste présent, mais d’autres tensions ont disparu.
Il n’y a pas de guérison ou de soins miracles. Il y a un chemin que suit la personne, qui est d’aller à la rencontre de sa complétude, du Soi, au-delà des clivages de la psyché, et ce, à son rythme, sans forcer la rencontre au risque de réveiller des résistances protectrices.
Il s’agit de ré-intégrer ces parts de soi clivées. Pour la survie dans des situations émotionnelles difficiles, bouleversantes, voire insupportables, la psyché fait en sorte de mettre dans des cartons ces ressentis, jusqu’à cet appel intérieur qu’est le symptôme, pour inviter la psyché à ré-intégrer les parts de soi blessées en les réhabilitant au bon endroit.
Et tout est bon pour aller vers ces parts blessées. La posture empathique, que nous enseigne la Cnv, la réhabilitation, que nous enseigne la Maieusthésie, la conscience corporelle, que nous offre la Réflexologie et le Shiatsu (et d’autres pratiques de soins corporels bien entendu), le Do-In, le Yoga, l’alimentation, une vie sociale de coopération, l’amusement, le jeu, l’amour et bien d’autres choses qui font du bien à l’âme, au coeur, et au corps.
Pour représenter ma vision actuelle de ma pratique, je prendrais une image. L’image du cercle du Tai-Qi-Quan. Ce cercle est le tout qui englobe un mouvement permanent, jamais figé. Il met en lumière le côté sombre de sorte que nous en prenions conscience, et ce côté sombre nous permet de voir également notre propre lumière et celle des autres. C’est le mouvement de la vie et de son apprentissage.

La réflexologie fait partie de ce cercle, comme tant d’autres pratiques qui font du bien. Et dans ce tout, chacun se retrouve comme dans un « chez nous », où la recherche de la bienveillance, de la joie, du bonheur et de l’amour est un des axes essentiels dans la vie de chacun(e) de nous.

Si vous avez l’envie d’en savoir davantage, n’hésitez pas à visiter notre site internet :
http://www.yoga-shiatsu-bayonne.fr/

Vous souhaitant une belle journée, ou soirée, ou nuitée suivant l’heure, je vous dis à bientôt !

Yacine.

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